Bonjour à toi lecteur qui-ne-me-connais-pas

D'abord je te prie d'accepter mes excuses, ce n'est pas très loyal d'avoir attendu si longtemps pour me présenter.

Alors qui suis-je moi?

La dernière des indigènes.

Et que fais-je moi?

Alors pas de code, ça non.

Pas de dessin, non plus.

Pas de graphisme, raté.

Ni même d'écriture...

Alors je sers à rien me diras-tu? Et bien tu as raison, je sers à rien, c'est exactement ça, mais à une nuance près : je ne sers à rien d'autre que permettre aux autres de servir à quelque chose. Tu me suis?

Et là tout de suite, ça change tout. C'est pas rien me diras-tu!

Et bé oui pardi, je ne te le fais point dire!

Cela fait un moment oui que nous ne t'avions pas donné de nouvelles de l'équipe, c'est vrai.

Alewinn et Golgauth sont toujours fidèles au poste, arc boutés sur leur code, l'œil injecté de sang, la bave aux lèvres.

Kob-koba lui a poursuivi sa route vers d'autres horizons.

Et moi qui vivais dans l'ombre, j'ai pris du service actif.

Et pourquoi aujourd'hui précisément venir t'encombrer ici de ma prose. Et bien simplement, je pensais le faire sur Facebook mais impossible de publier les choses comme je l'entends. Donc je pose mes quartiers ici.

Que j'en vienne à mon sujet.

La semaine dernière donc Alewinn Golgauth et moi même étions au DigiWorld Summit. Le DigiWorld Summit c'est un salon international ou plein de gens paient très cher (mais pas tous en fait) pour se raconter des trucs super intéressants (enfin ça dépend des fois ça), inventer des nouveaux mots (sport international) et manger des petits fours (qui déchirent, ça faut leur rendre hommage aux petits fours).

Ah c'est qu'il a fallu le houspiller le Alewinn pour qu'il accepte de mettre la veste et la chemise. Il s'est pas laissé faire le bougre et même que le premier jour il nous l'a joué "gentleman farmer" avec un petit gilet négligemment ouvert sur un tee shirt de gros geek. Bon quand il s'est aperçu qu'on le confondait avec les étudiants, il a fait péter la veste.

Et notre Golgauth national me demanderas-tu lecteur? Ben il était beau voyons.

Mais je ne peux pas te parler du Digiworld summit mon ami, sans te présenter notre envoyé spécial, Kraignos.

Kraignos a fait pour nous un travail d'investigation remarquable. Il est allé à toutes les conférences, a ouvert l'œil et le bon (forcément, l'autre il est crevé). A ce sujet d'ailleurs, nous souhaitons vivement souligner nos 2 soutiens principaux sur ce coup là :

Premièrement *roulements de tambour*

ALTITUDE INFRASTRUCTURE

Vous les trouverez sur toutes les illustrations, ou presque de ce sujet étant donné que nous avons été très attentifs à ne pas les couper au montage. Altitude infrastructure nous a offert à chacun un merveilleux bloc note, pour dessiner ensemble les territoires de demain, et sans qui Kraignos n'aurait peut être pas vu le jour. Donc nous on a dessiné! Enfin... quand je dis nous... en fait c'est surtout lui.

Deuxièmement *nouveaux roulements de tambour*

INVEST-LR

INVEST-LR a offert gracieusement un superbe stylo (c'est là) ce qui a permis à notre équipe d'illustrateurs internationaux chevronnés (c'est sa faute) de donner vie à Kraignos.

*pitch*

Travaillant en étroite collaboration avec l’Etat, les collectivités locales, les agences locales de développement, les pôles de transfert de technologies, les sociétés d’investissement, les groupements d’entreprises ainsi que l’ensemble du tissu scientifique et économique, INVEST-LR vous aidera, en toute confidentialité et gracieusement à développer votre projet.

Leur Offre

* Recherche de locaux ou terrains adaptés à vos besoins

* Accès à un réseau de compétences régionales

* Recherche de partenaires

* Ingénierie d’accompagnement financier.

Porteurs de projets, investisseurs, en faisant appel à Invest Languedoc-Roussillon, vous vous donnez accès au réseau institutionnel et aux entreprises de la région. Optimisez vos démarches avec Invest Languedoc-Roussillon !

Bien, entrons dans le vif du sujet. La conférence sur l'Open Innovation et les Open Platforms.

En premier lieu il faut savoir un truc super important. Le green c'est le bien. Le pas green c'est le mal. Et les green technology c'est encore mieux. Mais rassures-toi ami lecteur, un jour tu sauras toi aussi.

Ensuite. *péremptoire*

Le monde a changé. Parfaitement Lucette. Et le monde il a changé avec le internet. Maintenant on fait de belles photos avec des bébés qui dorment surmontées d'un "maintenant quand je vais dormir un peu, si à mon réveil je ne trouve pas au moins 4 messages, j'ai l'impression que plus personne ne m'aime".

C'est beau toute cette confiance dans l'avenir, dans l'humanisme et tout. Kraignos en était tout ému. Et moi aussi d'ailleurs. Je me suis sentie toute chose.

Et par dessus tout ça, ce qui m'a réchauffé mon petit coeur, c'est tous ces grands penseurs réunis pour célébrer le rôle social de la recherche et des nouvelles technologies.


Bon voilà, le seul inconvénient dans tout ça, c'est que des fois, ben ça fonctionne pas exactement comme on le voudrait quoi.

Mais quoiqu'il arrive, n'aies pas peur petit n'enfant, n'aies pas peuuuuur, ça bon, toi prendre!

Ah oui, quand même, un peu de synthèse. Sachez le, l'avenir du sochiole naitouorkine, c'est le Freemium. Mais qu'est donc cette bête bizarre?

Le Freemium, tu l'auras compris, c'est la contraction de Free et Premium. L'idée est d'offrir au plus grand nombre l'accès à votre produit gratuitement (c'est donc la partie « Free ») et de proposer une partie payante "Premium". Il y a beaucoup de possibilités de faire ça : limitations dans le temps, dans les fonctionnalités, dans l'ergonomie de l'interface, dans la rapidité d'execution, dans la présence de publicités etc...

On trouve donc le Freemium rate, qui est la répartition gratuite/payante que tu choisiras pour ton produit.

Ce genre de modèle économique demande une grande maîtrise de l'utilisation de ton produit. Il faut que l'utilisateur gratuit ressente une certaine frustration à l'utilisation qui lui donne envie de payer, mais pas trop non plus, sans quoi il s'en ira sans autre forme de procès. Il ne faut pas que tu lui en donne trop non plus, sans quoi tu risque de décimer ta population d'utilisateurs payants au profit des utilisateurs gratuits. Et c'est pas que, mais faut bien bouffer.

L'idée est que la très large distribution de ton produit/service va permettre, même avec des taux de conversion gratuit > payant assez modeste, de générer des revenus supérieurs à ce que tu aurais obtenu en commercialisant ton produit/service en restant exclusivement sur du payant.

Ca revient finalement à théoriser ce qui pourrait être en train de se produire avec la musique piratée. Les consommateurs de musique piratées consomment plus de musique payante que les autres. Et quand on parle de plus, c'est pas 5% mais d'un rapport supérieur au double (77£/an contre 33£/an, pour référence voir The Independant sur une étude réalisée par IPSOS Mori et commandée par Peter Bradwell du groupe de réflexion Demos).

Autrement dit, ceux qui achèteront votre produit/service ne sont pas ceux qui y sont obligés, mais ceux qui vous aiment... et pour vous aimer, ben faut commencer par vous connaître!

Kraignos me chuchote un truc dans l'oreillette... attendez...

Oui... merci Kraignos!

Tout ça pour te dire ami lecteur que oui

Nous sauverons le monde par le jeu vert et radioactif.

Ca, à vrai dire on s'en doutait déjà un peu, mais il faut reconnaître que ce salon a eu le mérite de nous éclaircir les idées sur pas mal de points. Je te recommande d'ailleurs particulièrement la session sur le jeu video à laquelle nous avons assisté et qui était particulièrement intéressante. La preuve, Kraignos en a eu le sifflet coupé.

Et donc autant te dire un truc ami lecteur, si t'as les boules contre ton patron, cries lui dessus, c'est bon pour le déficit de la sécurité sociale.

Sinon tu peux aussi jouer aux jeux Klakos à ton travail.